Logo

Baluran : l’Afrique à Java

octobre 31, 2016 3:32
Publié par

Des trois parcs nationaux à l’est de Java (Alas Purwo et Meru Betiri), Baluran est le plus accessible en indépendant par les transports en commun. Déposés à l’entrée du parc sur l’axe Surabaya – Banyuwangi, nous avisons les homestays qui se situent à quelques mètres. Il y a également une supérette Indomaret avec distributeur de billets. Une fois installés, nous gérons la location d’un scooter pour le lendemain auprès des propriétaires. En effet, entre l’entrée du parc et le début du sentier à Bekol, centre névralgique de la réserve, il y a une route de 12 km à parcourir. Celle-ci est en très mauvais état, et je me demande dans quoi ils réinjectent le droit d’accès demandé, très élevé.

 

Il fait une chaleur intense, c’est d’ailleurs l’endroit le plus sec de Java. A Bekol, une boucle de 3h passe par la plage de Bama, et permet d’admirer cet étonnant paysage de savane, dans lequel évoluent bantengs, buffles, cerfs et singes. Ces derniers sont à fréquenter avec modération. Ils sont très nombreux, et montrent les dents. Il faut parfois ramasser pierres et bâtons afin de les intimider le cas échéant.

D’autres sentiers existent, mais sont à effectuer en compagnie des rangers, ou sont carrément à l’abandon. Nous verrons sans difficulté les animaux précités, à l’abri du soleil sous les arbres, près des points d’eau, ou traversant la piste. Le contraste avec les autres paysages de Java est bluffant.

A une dizaine de kilomètres, ce sont des rizières vertes, ici, la végétation est sèche et dorée. On progresse péniblement, guettant les rares ombres. A Bama, plage qui n’est pas spectaculaire, nous pouvons néanmoins nous octroyer une petite baignade salvatrice. Un groupe de fonctionnaires indonésiens travaillant pour le Kabupaten (district) de Situbondo nous offrira notre thé glacé. De la plage part un Mangrove trail. Méandre de racines.

Puis ce chemin continue en changeant de visage. Bientôt cela ressemble à la jungle, et nous ne sommes pas très rassurés malgré la beauté des lieux… Il y a des léopards dans le parc. Nous apprendrons ultérieurement que ce sentier est fermé. Vraiment  ? Cela ne saute pas aux yeux mais soit.

Au loin, derrière la savane, la montagne entérine cette vision d’un autre continent. De retour de ce voyage dans le voyage, nous décidons de jeter un œil à la mer, au bout de Wonorejo. Et c’est l’accident. Un énorme trou dans la chaussée, précédé de gravillons. La chute est inévitable. Si je n’ai rien, Fabien est bien amoché à l’épaule et à la jambe. Les villageois désolés nous prennent en charge, nous offrant à boire et de l’ombre. Assez rapidement, certains s’emploient à combler le trou, ou du moins à le rendre visible avec un bloc de béton. Ils cherchent gentiment à appliquer un remède sur les blessures de Fabien, mais cela brûle. Cela dit, on s’en sort bien  ! Le voyage continue.

[edit] Peu de photos, Fabien fondait littéralement sur place et ne voulait pas noyer son appareil. 🙂

Infos pratiques

Rappel : en septembre 2016, le taux de change était de 14800 RP pour 1 euro environ.

– Bus Bondowoso > Situbondo 10 000 RP (1h)

– Bus Situbondo > Banyuwangi  : demander à s’arrêter devant l’entrée du parc à Wonorejo 20 000 RP

– Entrée du parc 150 000 RP

– Forest Rangers Homestay 150 000 RP

– Location de scooter 100 000 RP

PHOTOS EN VRAC

baluranbdbuflesbaluranbd-15baluranbd-14baluranbd-13baluranbd-12baluranbd-11baluranbd-10baluranbd-9baluranbd-8baluranbd-7baluranbd-6baluranbd-5baluranbd-4baluranbd-3baluranbd-2baluranbd